Affichage des articles dont le libellé est drawing. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est drawing. Afficher tous les articles

mardi 25 avril 2017

Slotin Folk Art Auction 2017

Tino Rosie Camanga (Hawaii), Queen of Canderila Estimation 100-150 $
Les 29 et 30 avril 2017 se déroulera la vente aux enchères bisannuelle de Slotin folk art. Tropicalizer, prêt à encherir, a fait sa sélection.


En 1994, dans la banlieue d’Atlanta, Steve et Aby Slotin lancent la Slotin folk art fair, une foire d’art populaire, d’outsider art, de self-taught art et de tout autre art funky échappant au circuit de l’art officiel (ou académique comme le dit Steve Slotin). Des marchands de tout ordre, des galeries et des artistes vendent leurs œuvres singulières pour des prix allant de 5 à 5000 dollars. Au début, la foire était visitée au mois d’août chaque année par quelque 6000 collectionneurs et curieux venus de tout le sud des États-Unis. Vingt années plus tard, c’est plus du double de visiteurs qui arpentent les stands bigarrés, hétérogènes et de plus en plus nombreux de la foire, dont la dernière édition aura lieu en 2015. (Officiellement, l’interruption de ce rendez-vous annuel est un souci de location. Officieusement on se rend compte qu’il y a d’autres enjeux, notamment le succès grandissant de ce type d’art.) Entre-temps, les Slotin ont lancé leurs ventes aux enchères, rassemblant deux fois par années plus de 1000 lots, de provenances les plus diverses. Chacun des catalogues est une plongée féerique et rurale dans la richesse et la diversité de ce folk art américain. 
Consulter les catalogues sur Issuu.
Albert 'Kid' Mertz (Michigan 1905-1988), I Dare You Estimation 200 $
Attribué à Alfred Hair, Sunset On Inland River Estimation 800-1200 $ --> voir aussi ce post 
Anonyme, Wrestling Queen, 1950 Estimation 500-800 $
 
Antonio Lopez Pinedo, Moonlight Over Fire Yard (Art Yarn and beeswax) Estimation 300-500 $
B.E. Riddick, Big Momma Got The Cushion Estimation 300-500 $
B.E. Riddick, Big Momma Likes Fellatio Estimation 300-500 $
B.E. Riddick, Fat Girl, années 1970. Estimation 300-500 $
B.E. Riddick, Girl Wearing Bikini In High Heels Estimation 200-400 $
B.E. Riddick, Straddling The Devil Estimation 300-500 $
Coindo Melchor Gomez, Three Female Figures With Bird Heads Estimation 100-200 $. 
Friedrich Schroder-Sonnenstern, Little Long Nose, 1950-1953 (Provenance Purchased from Galerie Eendt Amsterdam 1986 Samuel Farber) Estimation 5000-20000 $
Fritz Merise, Stag and Zebra In Jungle Estimation 200-400 $
Granite and Cement Tree Sculptures Carved granite and molded cement Estimation 100-300 $. 
Haitian Voodoo Flag. Snakes Inside One’s Heart (Provenance The Dr. Gladys Fry Estate) Estimation 600-900 $
Howard Finster, Monsters Of Ello, 1984 Estimation 6000-9000 $
Irene and Eight Heads Bottles. One is dated, 1934. Irene is carved wood, painted gold symbols. The other is spinning wheel with carved heads. Both are inside 1/2 gallon glass bottles Estimation 1000 $
Isaac Knight, Poinciana In A Bog Estimation 300-500 $
Orlando Maid H. H., Nude Woman On Diving Board, 1956 (Provenance John Baeder) Estimation 1000-1500 $
Py Humeau, Three Women With Great Hairdos, 1987 Estimation 200-300 $.
R. Mervilus, Animals In The Jungle Estimation 200-300 $
Roy Ferdinand, My Girl In Leather, 1993 Estimation 800-1200 $ --> voir ce post
Wesley Willis, Chicago Skyline, 1996 Estimation 600-900 $

jeudi 7 janvier 2016

Les dessins d'Annie Pootoogook

Smoking, 2004.

Le destin d’Annie Pootoogook est digne d’un de ces films où l’on assiste à l’excitante ascension d’une vie, son succès, pour ensuite être entraîné dans sa chute.

Cape Dorset, –22 degré, 1300 habitants.
Annie Pootoogook est une artiste canadienne née en 1969 à Cape Dorset, un village inuit proche du grand Nord. Depuis les années 1950, il est de tradition de vivre de l’art dans ce village. Une coopérative, la West Baffin Eskimo Co-op (Dorset Fine Arts), s’occupe des intérêts des artistes et des artisans locaux et propose au reste du Canada un art inuit très inspiré, avec ses codes et ses stéréotypes. C’est à l’âge de 28 ans, après avoir déjà mené une vie troublée par de mauvaises fréquentations et la rigueur de l’Arctique, qu’Annie Pootoogook se lance dans le dessin, encouragée par les membres de sa famille (beaucoup sont artistes pour le compte de la coopérative).

Les dessins d’Annie Pootoogook sont d’une composition très simple, frontale, avec un style légèrement naïf. Ils dépeignent la réalité brute de la vie dans le grand Nord. Loin des clichés véhiculés par l’art inuit traditionnel, loin des images de banquise et de chasse, ces dessins montrent des instants de la vie quotidienne dans l’Arctique moderne, sans fard : la préparation des repas, les enfants jouant aux jeux vidéo, les hommes se saoulant ou regardant de la pornographie, les étales spartiates du supermarché de Cape Dorset, un homme frappant sa femme, un homme dormant à côté d’une bible. Il ressort de ces représentations, souvent claustrophobique, une véracité et une puissance immédiate. Ces dessins sont touchants de sincérité, et le style et la touche d’humour d’Annie Pootoogook viennent alléger les thèmes traités, pour en faire une œuvre singulière.

Au début, la coopérative ne voulait pas publier les dessins d’Annie Pootoogook, n’y voyant pas de potentiel commercial. Mais c’est sans doute cette singularité que Patricia Feheley, directrice d’une galerie d’art spécialisée dans l’art inuit au centre de Toronto, a flairée lors d’un de ses voyages à Cape Dorset. Dès 2002, elle intègre les dessins d’Annie Pootoogook dans sa galerie, et, voyant l’intérêt du publique grandir, elle lui consacre une première exposition monographique en 2006. À partir de là, c’est une fulgurante ascension qui entraîne l’artiste dans les hautes sphères de l’art contemporain. Sortant complètement du ghetto de l’art inuit, elle est exposée dans de prestigieuses galeries, se retrouve à la Art Basel, en résidence artistique en Écosse, sujet de documentaire et de livre, à la très sérieuse Documenta 12 de Kassel (en Allemagne), et pour couronner le tout, elle gagne un des prix artistiques les plus importants du Canada, le Sobey Award (50’000$). À cette époque, ses dessins se vendent aux alentours de 3000$. Annie Pootoogook réunit sans doute à ce moment-là tout ce qu’il faut pour être estimée de la sorte par le monde de l’art.

Annie Pootoogook en 2012.
Fort de ce succès et riche de cette manne financière, Annie Pootoogook quitte son Cape Dorset natal pour venir s’installer au Sud, à Ottawa. Du petit village du Nord à la grande ville, il semblerait qu’elle ait de quoi se perdre et de quoi dépenser son argent. Petit à petit, elle cesse de dessiner, se ruine et disparaît, comme si elle n’avait pas réussi à surmonter cette soudaine notoriété. Elle retrouve ses vieux démons et de nouveaux aussi. Sa chute est si intense, si foudroyante, qu’elle se retrouve actuellement à la rue, toute marquée par la vie, l’alcool et la drogue. Elle dessine parfois pour vendre à la sauvette un dessin à 20$...


A friend visits, 2008.
Evil Spirit, 2003.
Meal, 2006.
Playing Nintendo, 2005.
Leaving for work, 2004.
Dr Phil, 2006.
Watching erotic film, 2003.
Bra, 2006.
Cape Dorset Freezer, 2006.
 Licking the plate clean, 2004.
Pour plus de dessins, cliquer sur 
"Plus d'infos"

lundi 13 avril 2015

Les dessins de Tia Nancy (Chili)

J'adore les dessins de ma tante Nancy. On y retrouve quelques-unes de ses plus grandes passions/obsessions. On peut y lire l'amour inconditionnel, romantique et aussi un peu impossible qu'elle porte avec dévouement à son roméo: le chanteur John Francis Bongiovi, dit Bon Jovi. On y découvre aussi son goût assuré pour les films de zombies, de vampires et de loups-garous. 
On reconnaît toujours un peu le même schéma, la même forme de base, avec un corps comme nervuré. Et les cheveux de Bon Jovi sont presque traité comme une aura...

Me encantan los dibujos de mi tía Nancy. Contienen algunos de sus más grandes pasiones / obsesiones. Podemos verlo su amor incondicional, romántico y un poco imposible para su Romeo: el cantante John Francis Bongiovi, Bon Jovi. También descubrimos su gusto asegurado por las películas de zombies, vampiros y hombres lobo.
Siempre reconocemos el mismo patrón, la misma forma básica, con un cuerpo como el de crucería. Y Bon Jovi pelo son casi tratado como un aura de santo...